Editorial -

Géante Rouge 28

Géante Rouge 28

Bonjour ! Vous savez quoi ? Il y a toujours deux versions : une version officielle et une version réelle. La version officielle, c’est que nous avons souhaité en renouant avec la présentation qui avait prévalu de 2009 à 2016, celle d’une revue se présentant sous une forme tout à fait comparable à celle de sa grande sœur Galaxies, répondre à la demande d’une bonne partie des abonnés qui allaient dans ce sens, pour des raisons de classement dans leur bibliothèque. Et puis, après tout, les éditions numériques correspondaient elles aussi à un volume unique. Pourtant, au vrai, nous aimions bien cette formule à quatre fascicules, qui per-mettait ainsi chaque année à quatre rédacteurs (bon, en fait trois, car le signataire de cet éditorial s’en gardait un) de faire leurs armes dans la revue. Mais malheureusement cela avait un coût, et un coût élevé, puisque, rapportée au tirage et au coût to-tal de fabrication, chaque liasse de quatre fascicules rassemblés sous leur bandeau revenait pratiquement à cinq fois le prix d’un exemplaire de Galaxies. Donc, la mort dans l’âme, il a bien fallu souscrire au principe de réalité, pour le moment (il faut toujours laisser une porte ouverte vers le rêve !).

Mais rassurez-vous, il y a toujours au sommaire (j’ai failli écrire au menu) de Géante rouge une grande variété de mets, à commencer par ceux qu’a concoctés cette fois-ci la cheffe invi-tée : Lucie Chenu. Lucie Chenu est loin d’être novice dans Géante rouge, puisqu’elle fut l’invitée d’honneur du numéro 1, il y a maintenant… Oulà ! quinze ans. Les collectionneurs, les abon-nés fidèles et les aficionados de tout poil s’en souviendront. Lu-cie, qui s’emploie dans le même temps à préparer pour 2021 rien moins que deux numéros spéciaux, 69 et 72, pour Galaxies, a trouvé en plus le temps et l’énergie nécessaires pour rassembler ici huit nouvelles de qualité. Dégustez ! Second service : Van Gaert à la barre, avec six nouvelles ayant reçu un accessit mérité au Prix Alain le Bussy, et une quarantaine de pépins (vous savez, ces micro-nouvelles de 300 signes) distingués en 2020, à l’occa-sion justement du Prix Pépin. Et enfin, le rideau se lève pour l’en-trée du Maestro, j’ai nommé Ugo Bellagamba, président du Prix Aristophane, qui nous présente ici trois pièces distinguées par le jury…

Bon, je ne vous retiens pas plus : vous avez de la lecture !

Hugo van Gaert

6 octobre 2020

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