Editorial -

Géante Rouge 29

Géante Rouge 29

SI J’AI LA CHANCE D’ÉCRIRE CES LIGNES ICI, c’est grâce à Pierre Gévart qui, le 24 juillet dernier m’a dit simplement : « Est-ce que tu serais prête à reprendre le Géante Rouge 2021 ? » Alors, après avoir fait un bond sur ma chaise, vous imaginez bien que je me suis empressée d’accepter. Et puis, j’ai regardé ma montre et retroussé mes manches en essayant de freiner très fort face au temps qui file. Heureusement Léa Fizzala m’a bien épaulé, et je l’en remercie !

Cette année, au menu, vous trouverez donc 13 nouvelles, 1 interview, 2 articles et 55 pépins. De quoi satisfaire (je l’espère) à peu près tout le monde. Il y aura donc des méduses en noir et blanc (Glitchovsky de Léa Fizzala), une artiste fantasque (Gabrova, du « P.A.N » au crime de Louis Haentjens), des rencontres qui changent tout (Origine de Luc Malaval et Un Noël pas comme les autres de Neige Barry), une serveuse au nom turkmène qui ne sent probablement pas l’ail (Code-barres de Pierre Gévart), le parc d’attractions du tur-fu (Téracoaster de Dominique Lémuri), un tableau hypnotisant (Autre monde de Jean-François Chaussier), un titre qu’on ne sait pas prononcer (ʞk de Brice et Romain Le Roux), des brûlures au troisième degré (Sous le soleil de Charlotte Bona), un problème de puce (Étoiles Solidaires de Magali Lefebvre), des gueules fondues (Stan de Odile Thibaud) et d’autres rafistolées (Sutures de Xavier Watillon). Certaines de ces nouvelles ont obtenu une distinction spéciale du jury du Prix Le Bussy 2021, quant aux autres, elles ont été choisies avec l’intention de mettre en avant des textes atypiques qui ont su nous toucher.

Pour ce numéro, nous avons eu la chance d’échanger par téléphone avec Emilie Querbalec pour un entretien passionnant sur son travail d’autrice. Elle nous parle de ses influences, de son parcours et de son process d’écriture. J’espère que cet échange sincère et captivant permettra à celleux qui ne connaissent pas encore ses œuvres de les découvrir. Elle nous offre également dans ces pages, une très jolie nouvelle inédite « Floraison » qui prend place dans un Japon contemporain.

Vous trouverez ensuite deux articles sur l’Histoire de la SF Japonaise et la transformation des corps dans l’imaginaire japonais. Puis, pour celleux qui souhaitent se plonger dans la littérature de SF Japonaise, les Ateliers Akatombo, Denis Taillandier et Tony Sanchez nous ont dressé une liste des ouvrages traduits en langue française.

Ce numéro se clôturera sur le prix pépin 2021, ce concours de micro-nouvelles de moins de 300 signes. Si vous ne connaissez pas encore ce prix, il est temps d’y remédier. C’est drôle, rafraîchissant et très habile.

Enfin, la très belle illustration de couverture est signée Nele Diel que l’on retrouve en page 4 de ce numéro.

À présent, je vous laisse apprécier tous ces beaux textes et plonger dans les univers singuliers de leurs auteurices.

Encore merci à Pierre pour sa confiance.

Bonne lecture !

Pauline J. Bhutia

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