numéro 03

 

dossier: Xavier Mauméjean

responsable du dossire: Hugo Van Gaert

Format livre

192 pages – disponible
Prix : 14,99 € (dont 3,99 € de frais de port)

Format numérique

4,90 € / Tout en couleurs et avec des nouvelles en bonus !

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éditorial 03

 

   
EXTRAIT
À
Galaxies, nous aimons bien que les écrivains des littératures hors-champ viennent se balader sur nos plates-bandes. Nous leur avons même consacré la chronique régulière de Denis Labbé : Autres mondes, et vous pouvez occasionnellement en rencontrer dans les notes de lecture réunies par Olivier Noël. Un de mes chers et néanmoins estimés critiques a même bien voulu m’accorder pardon de toutes mes fautes pour avoir eu le cran (sic) de consacrer une de ces fiches au Rivage des Syrtes de Julien Gracq… Et nous avons apprécié aussi à Nantes, cette année, pour les Utopiales, que le Grand Prix de l’Imaginaire soit revenu à un des auteurs maraudeurs, Georges-Olivier Châteaureynaud, pour L’Autre rive (Grasset) montrant ainsi que ces explorateurs sont les bienvenus parmi nous. Pourtant, lors de la cérémonie de remise, quelqu’un remarquait, à juste titre, que l’inverse était encore rare.

Aussi, c’est avec une satisfaction non dissimulée que j’ai découvert dans une grande librairie lilloise, au milieu de la table sur laquelle étaient exposés les grands romans de la rentrée, loin des rayons reculés où se trouvent habituellement les ouvrages appartenant au genre qui nous est cher, la belle couverture Prune-à-l’eau-de-vie du dernier roman de Xavier Mauméjean : Lilliputia. Mauméjean entre le Goncourt et l’Interallié, et l’autre soir chez Michel Field. Quelque chose bouge. Et je crois que c’est à des gens comme lui que ce mouvement est lié. Pour Xavier Mauméjean, un livre de science-fiction, ce n’est pas un livre qui est publié dans une collection de science-fiction, mais un livre que son auteur a écrit en décidant que c’était de la science-fiction… Lilliputia aurait pu également (vous remarquerez que je n’ai pas dit « aussi bien ») être écrit par un autre écrivain, qui ne se serait pas réclamé de l’imaginaire, allant jusqu’à essayer de nous en faire accroire, comme Jean-Christophe Rufin affirmant que Globalia, un thriller SF assez classique, et qui aurait bien eu sa place au Fleuve, ne faisait évidemment pas partie de cette sous-littérature de gare qu’est la science-fiction… (…)

Pierre Gévart