numéro 04

 

dossier: Elisabeth Vonarburg

responsable du dossier: jean-christophe Hoël

Format livre

192 pages – disponible
Prix : 14,99 € (dont 3,99 € de frais de port)

Format numérique

4,90 € / Tout en couleurs et avec des nouvelles en bonus !

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éditorial 04

 

   
EXTRAIT
A
vec ce quatrième numéro, Galaxies nouvelle série achève son premier cycle de saisons. Une année de mise en route, de rodage, parfois, de mise en place d’une nouvelle équipe et d’un nouveau fonctionnement. Et ma foi, Galaxies se porte bien, merci. Notre nombre d’abonnés se maintient à plus de 700, les départs largement équilibrés par de nouvelles arrivées, une distribution librairie qui avait disparu se remet en place, et nous venons de conclure un accord avec un diffuseur qui nous permettra d’être encore mieux représentés, et distribués. À quelques semaines près par ci, par là, de quoi laisser un peu d’imprévu à l’existence, nous parvenons à respecter notre rythme de parution et, je dirais, reflétant ainsi les nombreux courriers et mails reçus, que la qualité est au rendez-vous.

Ce Galaxies numéro 4 se construit autour d’une auteure majeure, et qu’on ne peut classer (mais est-il raisonnable de vouloir toujours classer ?) qu’en termes d’intersections entre des genres, des mondes, des langues : Elisabeth Vonarburg. Y a-t-il une façon différente pour les femmes d’écrire de la SF ? Julia Verlanger se faisant passer sans problème et pour de longues années, pour Gilles Thomas, Catherine L. Moore mêlant son style à celui de son mari Henry Kuttner sous le pseudonyme partagé de Lewis Padgett, Nathalie Henneberg prêtant sa plume à Charles : simplement dans le domaine de la sciencefiction, ces trois exemples pourraient battre en brèche l’idée d’une spécificité de l’écriture féminine. Et donc, y a-t-il spécificité ? Invitant Élisabeth Vonarburg, Galaxies ne pouvait esquiver la question, et vous lirez plus loin la réponse qu’y donne l’auteure des « Chroniques du pays des mères » dans le long entretien qu’elle nous a accordé. Mais deux ou trois exemples ne font pas une règle, ni un entretien une thèse.

Dans une société dont les règles ont été longtemps imposées par les mâles, il est sans doute possible de trouver des écrivaines qui écrivent comme des écrivains et les choses deviendront plus intéressantes quand on trouvera à foison des écrivains qui écrivent comme des écrivaines. À moins qu’il n’y ait qu’une ou mille façons d’écrire, et que cela ne soit pas genré, comme on dit au Québec. Le sexe finalement permet-il d’établir des classements, des catégories ? (…)

Pierre Gévart