numéro 94

 

Dossier: Messianisme et science-fiction

Responsable du dossier : Grégoire Kenner

Format livre

192 pages – disponible
Prix : 15,99 € (dont 3,99 € de frais de port)

Format numérique

5 € / Tout en couleurs et avec des nouvelles en bonus !

sommaire
Navigation
Supplément Numérique

numéros récents

 

éditorial 94

 

 
EXTRAIT
DIFFICILE DE DIRE COMBIEN nous sommes et comment nous travaillons exactement, pour la conception de cette revue dont vous attendez chaque trimestre le retour, comme pourrait-on écrire, on attend le Messie. Il y a l’équipe technique, il y a ceux et celles qui prennent en main les rubriques et les font vivre et puis bien sûr pour chaque numéro, il y a une ou un responsable de dossier, quand ce n’est pas une équipe. Interrogé à ce sujet, lors de la convention mondiale de Chengdu, celui qui nous y représentait était arrivé à une trentaine de collaborateurs plus ou moins réguliers. Car tout comme il y a les Irréguliers de Baker Street, il y a donc aussi les irréguliers de Galaxies.

Parmi ceux-ci, c’est Grégoire Kenner, qui pour ce numéro nous a proposé le thème du Messie, et bien sûr, nous avons accepté puisque vous avez le numéro entre les mains. Lorsqu’un lecteur francophone entend le terme messie, il pense immédiatement à Jésus, justement surnommé par ses partisans Christ, du grec Χρήστος (Christos), équivalent de l’hébreu ַ מָשִׁ יח (Mashiâh) (littéralement celui qui a reçu l’onction, sous-entendu divine). Pourtant, si le mot plonge effectivement ses racines dans un substrat religieux monothéiste, judéo-chrétien puis musulman (le Mahdi, censé apparaître à la fin des temps), il a connu au fil des siècles une forme d’inflation, touchant aussi bien des figures mystiques que politiques. Plus récemment, une personnalité comme Elon Musk n’a-t-il pas, aux yeux de certains de ses admirateurs, revêtu une dimension messianique, en tant que celui par qui la conquête spatiale allait reprendre pour permettre à l’humanité de découvrir une nouvelle Terre promise, Mars ?

 (…)

Pierre Gévart et Jean-Guillaume Lanuque

22 mars 2026